11 janvier 2016 ~ 3 Commentaires

Stérilité du débat ‘fake’ ou fausse victime

En tant qu’ individu cible victime de torture, notre raison perd de sa lucidité.
La combinaison de la douleur, de la privation de sommeil et du perpetuel questionnement constitue un cocktail détonnant.
Au final la lucidité s’en trouve pour partie altérée.

Il est legitme d’en vouloir à la terre entière quand votre corps n’est plus que douleur.
Ou bien encore lorsque le harcèlement est tel que l’on perçoit chaque personne comme un potentiel membre du complot dont on est victime ?

Mais à bien regarder s’agit il de la meilleure attitude à adopter?

L’isolement des individus cibles est quasi inéluctable tant la fuite et la tentative de survie est leur préoccupation première.

La famille, les amis qui restent, les collêgues si l’on parvient à conserver son travail, finissent par naturellement s’éloigner faute de comprendre ou lassés de notre rengaine.

On ne réalise pas, mais ce mode de défense que nous adoptons nous change.
Cette litanie incessante de victimisation et de conspiration à grande échelle nous conforte dans un discours obscur pour le non initié. On finit vite par passer pour Caliméro.

On cherche alors des interlocuteurs à même de nous comprendre au risque de sombrer dans le sectarisme et la parano collective auto entretenue.

Il est vrai qu’enfin on respire, lorsque l’on est face à des gens qui nous comprennent et nous réconfortent au travers d’ un message de soutien posté sur un blog ou un site.
Mais il semble que ce répit ne soit que passager, la tendance à la méfiance reprenant le dessus. Mais surtout car la dure réalité s’ impose à nous.

C’est alors que se produit l’impensable de la part d’une victime.
Elle se mue à son tour en tortionnaire inquisiteur, jugeant de la véracité ou pas de la torture ou du harcèlement dont fait état un tiers.
La sentence étant prononcé sur les réseaux, en quoi cela diffère t’il du harcèlement en réseau que nous dénonçons et sommes victimes ?

Vouloir crédibiliser notre cause est légitime.
Mais cette initiative ne peut se faire au mépris de la présomption de véracité des propos rapporté par l’autre.

La méfiance est naturelle, et en tant qu’individu cible vous savez combien l’apport de preuves est difficile.

J’évoque cet aspect dans mon article ‘pourquoi suis je ciblé ? ‘.

Nous sommes déja privés de la jouissance dune vie simple, le quotidien étant devenu souffrance. En adoptant une attitude de juge inquisiteur nous nous dépouillons de nos principaux traits d’humanité.

Loin de moi l’envie d’adopter une vision idyllique du monde tel que dans le royaume des Bisounours.
Consercer un regard critique est necessaire car la désinformation et l’infiltration par les tortionnaires des réseaux des victimes est un réalité.

J’ai eu l’amère expérience d’une trahison par un ex collègue.
Nous avions l’habitude de nous contacter et de dejeuner ensemble.
Il m’a laisser à penser qu’il voulait me coopter.
Un jour, sans raison particulière je jetta un regard à ses relations sur un réseau social.
Quel ne fut pas ma surprise de constater qu’il avait en relation des gens dont il m’avait dit ne pas tenir en estime.
Ces mêmes personnes appartenant à mon réseau de tortionnaires.
Savez vous que depuis cette découverte survenue au mois d’août 2015, il s’est volatilisé.
Sans même que je ne lui ai parlé il savait que je l’avais démasqué.
Ce n’est plus de l’intuition de sa part, ca ne peut relever que d’autre chose.

La décrésibilisation visant à marginaliser les victimes et les conforter dans leur isolement fait parti de leur tactique.
Même si cela est difficile, conservons notre humanité et unissons nous en multiplions le nombre de transmetteurs de notre message.
Il s’agit du principe se base de la communication virale.
Atteindre un maximum de contacts qui à leurs tour agiront en tant que caisse de résonnance de votre message.

Plus facile à dire qu’à faire.
J’en suis le premier à m »en faire le constat chaque jour.
Malgré mes tentatives, d’entrée en relation avec d’autres victimes françaises le résultat est décevant.
La méfiance semble entraver l’ envie de répondre.
Les anglos saxon souffent moins de cette attitude méfiante et diffusent largement les témoignages d’ autres victimes. Je pense à l’organisation Stop org ou John Fich par exemple.

Serions nous juste à la traîne ou bien le doute cartésien qui nous est si propre nous aurait déjà conduit à l’echec ?

3 Réponses à “Stérilité du débat ‘fake’ ou fausse victime”

  1. Très juste ce que vous décrivez, les victimes-cibles connaissent en effet.

    « Ces mêmes personnes appartenant à mon réseau de tortionnaires. »
    Dans ce domaine,on va d’une découverte à une autre avec stupeur…

    « Ce n’est plus de l’intuition de sa part, ca ne peut relever que d’autre chose. »
    Etre harceleur et faire partie d’une bande organisée c’est un travail à temps complet…

    « Malgré mes tentatives, d’entrée en relation avec d’autres victimes françaises le résultat est décevant. »
    Notre souffrance est immense doublée du fait en ce qui me concerne que cela puisse se passer dans des pays démocratiques. Nous restons, pour nombreux d’entre nous, seuls avec notre souffrance. A éviter un maximum. Avez vous cherché à contacter une association? Un procédure judiciaire d’un collectif – une première en France – est en cours.

    La méfiance semble entraver l’envie de répondre. » Là par contre vous gardez votre libre arbitre, l’intuition…

    Sinon votre témoignage sous forme de ce blog est très bien fait, contribue à faire connaitre cette nouvelle guerre endogène que nous vivons en France et qui se répand dangereusement.

    Ce serait bien que vous participiez davantage sur doctissimo rubrique harcelement electronique
    Cordialement

  2. Bonjour,
    Il existe une pétition, relayée sur le blog, http://laproscrite.canalblog.fr
    On y trouve beaucoup de cibles d’Allemagne et de Pologne.
    Bonne journée


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